Mettez-vous à la place des visiteurs de votre site web, de vos clients ou de vos partenaires dans le cadre d’échanges de données en ligne : pourquoi devraient-ils faire confiance d’emblée à votre serveur ? La question est d’autant plus légitime si les données échangées sont confidentielles. Pour que la confiance existe entre deux entités en ligne, il est indispensable que les « clients » (au sens informatique du terme) puissent s’assurer de l’identité du propriétaire du serveur et de la confidentialité des échanges. Dans ce cas, c’est précisément à cela que sert un certificat de serveur : authentifier les organisations et sécuriser les sessions en ligne lors des échanges de données. L’autre cas que nous allons considérer concerne la signature en masse de documents : ici un certificat de cachet serveur permet de les figer pour garantir leur intégrité. C’est un peu comme si une entreprise apposait un tampon sur un lot de documents. Entrons dans le détail de ces cas d’usage.

 

Qu’est-ce qu’un certificat de serveur ?

Un certificat de serveur est un certificat électronique qui joue le rôle de carte d’identité pour un serveur ou une application. Son propriétaire est une personne morale. Son but ? Identifier ledit serveur (ou ladite application) auprès de serveurs ou d’applications tiers(ces). Rattaché à un nom d’hôte ou à un nom de domaine, le certificat de serveur permet aux clients d’authentifier les serveurs auxquels ils se connectent. De la sorte, l’utilisateur est certain :

  • Que le propriétaire du serveur est bien celui qu’il prétend être.
  • Que la session est sécurisée et que les échanges de données resteront confidentiels.
  • Que les documents transmis par voie électronique ont bien été signés par le propriétaire du serveur et que leur intégrité est assurée.

Cette sécurisation du serveur est critique dans de nombreux cas de figure : pour les visiteurs d’un site web qui fournissent des données personnelles ou qui utilisent des identifiants de connexion ; pour les clients d’une plateforme e-commerce souhaitant payer à l’aide de leurs informations bancaires ; pour deux serveurs qui ont besoin de s’échanger des documents ou des données (par exemple, une facture électronique).

 

Quels sont les différents certificats de serveur ?

On distingue communément trois types de certificats de serveur :

  • Le certificat SSL. Installé sur un serveur web, le certificat SSL sécurise les échanges d’informations entre un serveur et un navigateur tout en permettant au propriétaire du site web de « prouver » son identité aux visiteurs. Ce certificat SSL active le protocole HTTPS et affiche un cadenas dans la barre d’adresse du navigateur. Il en existe plusieurs types, en fonction du niveau de certification : à validation de domaine (DV), à validation d’organisation (OV), à validation étendue (EV).
  • Le certificat Cachet Serveur. Il s’agit d’un certificat de serveur d’authentification et de signature pour les personnes morales, conforme aux réglementations eIDAS et au RGS. Il permet de signer d’importants volumes de documents en simultané pour garantir leur intégrité et leur authenticité – par exemple pour des factures électroniques.
  • Le certificat SSL authentification Serveur – Client. Grâce à ce certificat, deux serveurs sont en mesure de s’authentifier mutuellement, dès lors qu’ils sont tous les deux équipés. Un certificat de serveur est utilisé, par exemple, par les copropriétés qui doivent s’immatriculer auprès du registre en ligne, afin de pouvoir connecter leur logiciel de gestion à la plateforme publique d’enregistrement.

 

Quelles sont les spécificités du certificat de serveur ?

Pour être valide, un certificat de serveur doit répondre à un certain nombre d’exigences qui sont autant de spécificités. D’abord, il doit être émis par une Autorité de Certification, comme CertEurope, suite à une demande de signature de certificat (CSR). Ce Tiers de Confiance s’assure de l’adéquation entre le demandeur et le serveur à sécuriser en s’appuyant sur les informations contenues dans la demande (nom de domaine, adresse mail de contact, infos sur l’entreprise…) et en opérant ses propres vérifications, celles-ci étant fonction du niveau de certification désiré. Ces vérifications permettent à l’AC de garantir l’existence d’un cercle de confiance, matérialisé par l’émission d’un certificat valide.

Ensuite, ce certificat de serveur doit se composer d’un ensemble de données d’identification, comme son nom et sa localisation, son numéro de série unique, l’identité de l’Autorité de Confiance qui l’a émis, l’algorithme utilisé pour créer la signature, etc.

Enfin, il est courant qu’un certificat de serveur contienne une clé asymétrique de chiffrement, utilisée pour sécuriser les échanges entre un serveur et un client, ou entre deux serveurs. Le rattachement d’une clé publique à une clé privée permet de garantir la confidentialité des échanges et l’identité du propriétaire du serveur. On peut aussi y associer une signature électronique garantissant l’intégré des données qui sont hébergées sur le serveur.

 

À quels besoins répond un certificat d’authentification de serveur ?

Un certificat de serveur permet d’authentifier le propriétaire d’un serveur, de sécuriser les échanges de données – entre ce serveur et un navigateur web, entre ce serveur et un autre serveur, etc. – et de garantir la confidentialité des données échangées entre deux entités. Lorsqu’on utilise un cachet serveur, c’est l’intégrité des données ou des documents qui est assurée, car toute modification ultérieure est repérable.

Il répond donc à un besoin très concret pour les entreprises : créer un socle de confiance pour leurs utilisateurs. Pour toutes les organisations qui pratiquent l’échange des données sur le web ou qui travaillent avec des documents dématérialisés (contrats ou factures électroniques, par exemple), le certificat de serveur offre des garanties fortes quant à l’identité des propriétaires du serveur, et protège contre les risques en assurant la confidentialité des échanges ainsi que l’intégrité des données.

Puisqu’il est associé à son propriétaire, le certificat de serveur est particulièrement adapté aux besoins d’authentification des entreprises. Pour les serveurs web, une fois installé le certificat, la reconnaissance au sein des navigateurs est transparente pour les utilisateurs. Pour le certificat de cachet serveur, la configuration initiale permet ensuite la signature des documents en lots, de façon automatique. Pour faire simple, une fois l’installation et la configuration effectives, une entreprise peut automatiser ses processus et bénéficier d’un niveau de sécurité accru.

Ce qui fait du certificat de serveur une protection incontournable, à l’heure où les échanges et les services en ligne sont de plus en plus nombreux.

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Andry Ramiandrasoa

Andry Ramiandrasoa
Product Marketing Manager