L’identité numérique est au cœur de la confiance dans le cadre des échanges en ligne. Faute de disposer d’une identité forte sur le réseau et des moyens de protéger cette identité, le développement des échanges électroniques et des services de confiance est voué à l’échec. Cette notion est à la base de tous les processus d’authentification et de sécurisation des données – certificat électronique, certificat SSL, signature électronique. L’identité numérique, c’est donc l’incontournable socle sur lequel doit s’édifier la confiance en ligne de votre entreprise.

Qu’est-ce que l’identité numérique ?

La notion d’identité, au sens administratif, est relativement récente. En France, la carte d’identité nationale est apparue seulement en 1921, mais elle est restée facultative depuis lors (exception faite d’une brève période de temps pendant la Seconde Guerre mondiale), et n’a été généralisée qu’à la toute fin du XXe siècle. En tout état de cause, posséder un justificatif d’identité quel qu’il soit est indispensable pour effectuer la plupart des démarches, comme s’inscrire sur une liste électorale, ouvrir un compte bancaire ou acheter une voiture. L’identité permet à chacun de prouver qui il est dans les circonstances qui nécessitent d’apporter cette preuve, à travers une somme d’informations factuelles.

Cette problématique, transposée au monde digital, se complexifie toujours plus. La définition d’une identité numérique se heurte à nombre d’obstacles, à commencer par l’ampleur des éléments qui la constituent. Globalement, une identité numérique est formée par la somme des traces numériques laissées par un individu ou une entreprise. Ces traces peuvent avoir de multiples sources : les profils (sur les réseaux sociaux, par exemple), les données communiquées, les sites fréquentés, les contenus publiés, les comportements, les opinions déclaratives, etc. Elles peuvent être laissées volontairement ou non, consciemment ou non, et prendre tous les formats possibles, depuis les contenus jusqu’aux identifiants de connexion, en passant par les cookies et l’adresse IP.

Relier l’identité numérique à son propriétaire

Néanmoins, cette définition ne recouvre qu’un seul des aspects de l’identité numérique. Les traces laissées sur le web informent sur ce qu’une entité ou une personne semble être, mais pas sur ce qu’elle est réellement. Dans le contexte de la dématérialisation des services et des formalités administratives, la nuance est importante : quand un internaute achète sur un site e-commerce, quand un acteur commercial signe un contrat avec un autre, ils doivent être certains d’avoir affaire au bon site ou à la bonne entité.

L’essor des échanges électroniques tend à multiplier les risques. Pour une entreprise, la menace d’usurpation d’identité est majeure : elle doit absolument protéger son identité numérique et veiller à ce que ses interlocuteurs, eux aussi, soient vraiment ceux qu’ils prétendent être. L’enjeu, c’est donc de parvenir à relier l’identité numérique à son propriétaire. À faire en sorte que tout le monde puisse faire le lien entre l’identité régalienne (l’entreprise que vous êtes) et son équivalent digital (un certificat ou une signature électronique, par exemple). Cette démarche permet de garantir l’identité du signataire dans tous les cas de figure, qu’il s’agisse de protéger les échanges avec les internautes ou de donner une valeur légale à des documents électroniques.

Le besoin d’une identité numérique sécurisée

Le développement des échanges en ligne contraint les entreprises à disposer de moyens de s’authentifier numériquement aux yeux du public et de leurs partenaires. « Contraint » est le bon terme : depuis juillet 2016, le règlement eIDAS (electronic Identification, Authentification and trust Services) encadre l’identification électronique et les services de confiance au niveau européen. En imposant un socle sécuritaire commun dans le cadre des échanges de données, eIDAS oblige les entreprises à adopter des processus permettant de garantir leur identité numérique à travers plusieurs niveaux de fiabilité et de sécurité. Le règlement intègre également des exigences quant à la création d’une signature électronique, sur la base d’un certificat numérique délivré par une Autorité de Certification comme CertEurope (voir notre article au sujet d’eIDAS).

La signature électronique, justement, est la clé d’une identité numérique sécurisée. Cautionnée par un certificat électronique, elle protège votre entreprise contre toute tentative d’usurpation d’identité, garantit l’intégrité des documents échangés, et consolide votre présence en ligne. Grâce à cette signature, les démarches de consentement et d’engagement sont limitées au seul porteur du certificat numérique, tandis que le certificat en question sécurise les données échangées via une clé de chiffrement.

De son côté, l’authentification forte (l’utilisation de deux facteurs d’identification) permet aux entreprises de sécuriser leurs accès à leur système d’information depuis n’importe quel support, de façon à protéger des données sensibles ou confidentielles. L’authentification forte est soutenue par l’émission d’un certificat électronique signé par un tiers de confiance.

Enfin, l’obtention d’un certificat électronique intégrant le protocole SSL vise à protéger l’intégrité des données échangées entre un serveur et un client, mais aussi à garantir l’identité du possesseur du certificat (pour des certificats présentant un haut niveau de sécurité : OV ou EV).

L’adoption d’outils fiables de maîtrise de l’identité numérique, à l’image de la signature électronique et du certificat électronique, est donc un préalable indispensable à des échanges électroniques sécurisés. Et un gage de confiance incontournable.

Protégez votre identité numérique

Hélène Toutchkov

Hélène Toutchkov
Content Manager